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Les batailles de la Boucle de la Cerna

La boucle de la rivière Cerna est une région qui s'étend à l'ouest de Pélagonie sur le territoire de Mariovo, entre la rivière Cerna et les villages de Brod, Rapesh, Grunishta, Staravina et Gradeshnica. Dans l’histoire de la Première Guerre mondiale cette région est un endroit connus à cause de ses batailles acharnées qui ont eu lieu à partir d'octobre 1916 et jusqu'à la fin de la guerre en septembre 1918. La plupart des armées qui ont participées à ces batailles étaient l’armée française et serbe d’un côté, et l’armée bulgare de l’autre. Les troupes italiennes, russes et allemandes y ont aussi parfois participé. Les premiers combats se sont déroulés durant la controffensive des Alliés en octobre 1916. Les troupes serbes ont réussit à traverser la rivière Cerna durant la nuit du 4 au 5 octobre, à l'est du village de Dobroveni, deux jours après, ils traversèrent encore la rivière près du village de Skocivir. 

Durant les jours suivants, toutes les tentatives de l’armée serbes sur le long de la ligne du front près des villages de Brod, Dobroveni et Skocivir ont échoué. Toute leurs tentatives ont échoué jusque 10 jours après où ils ont réussit à repousser l’armée bulgare de quelques kilomètres vers le nord. Les attaques de l’armée bulgare aidée par les allemands pour dominer leurs adversaires qui étaient de l’autre côté de la rivière Cerna ont aussi échoué. Un succès important dans cette partie du Front s’est déroulé en novembre après une forte offensive d’artillerie : Après trois jours de tirs d'artillerie continue, les troupes bulgares ont été forcées de quitter leurs positions, et la ligne de front s’est déplacée progressivement vers le Nord jusqu'au 6 novembre. Les pertes des forces bulgares étaient énormes et beaucoup étaient capturé. 

L'avancement de l’armée serbe mena à la perte des hauteurs 1212 et 1378, très importantes car ces hauteurs étaient cruciales pour la défense de Bitola. En conséquence des combats qui ont eu lieu dans la boucle de la rivière Cerna jusqu'au 18 novembre, les armées serbes ont réussi à retenir les armées bulgares de cote 1050, et des villages de Makovo, Zovik, Gradeshnica, ce qui permettra aux Alliés de contrôler la plus grande partie de la boucle de Cerna. Le 19 novembre, les soldats français entrèrent à Bitola. Durant les jours suivants, les armées serbe et française réussissent à prendre une partie de cote 1050 sur la montagne Selecka, qui donne un excellent aperçu sur la Pélagonie. La ligne de front s’est ensuite stabiliser sur le long du village Karaman, de cote 1050, et des villages de Makovo, Zovik, Gradeshnica. Les batailles dans cette partie du Front ont continué jusqu’à mai de l’année suivante (1917).

Cette bataille fait partie de l’offensive du printemps des Alliés, Le Général Sarrail voulait que la plus grand partie de l’armée des puissances centrales soit concentré par les attaques de l’Entende sur les fronts majeurs (la France et la Belgique). Initialement prévu pour avril, mais en raison des mauvaises conditions climatiques, le général Sarrail a reporté l'offensive pour le mois de mai. L’offensive des Alliés dans la boucle de Cerna devait être effectué par les troupes françaises, italiennes et russes. L’objectif était de percer les lignes ennemies et de conquérir Prilep, ce qui mettra en péril l'arrière-plan des  défende de armées bulgares et allemandes dans les environs de Bitola. Le 5 mai, l'offensive commençait, tout d’abord avec l'artillerie, ensuite, trois jours plus tard (le 8 mai), l'infanterie commençait à attaquer. Les soldats allemands et bulgares étaient très bien préparés et ont réussi à repousser cette première attaque. Le 11 et 17 mai, Les Alliés ont attaqués à nouveau mais échouer encore.

Dans certaines parties du Front les combats se sont déroulés dans les tranchées. Ce n'est qu'après les échecs des opérations dans les environs de Bitola et de Dojran que le général Sarrail a décidé d’arrêter les offensives de la région de la rivière Cerna et le long de la ligne du Front du 21 au 23 mai. Les pertes étaient importantes des deux côtés. Les Alliés ont eu plus de 5 000 soldats morts ou blessés, ce qui représente environ 40% des pertes totales depuis le début de l'année. De l’autre côté, les forces germano-bulgares ont également eu de grosses pertes. L’armée bulgare comptait à elle seule plus de 1 600 soldats morts ou blessés. Quelques mois plus tard, en octobre, les forces centrales ont tenté à quatre reprises de pénétrer la boucle de Cerna, mais sans succès. Durant les mois suivant et durant 1918, cette partie du Front n’a pas eu de majeures batailles, seulement les tirs quotidiens de l’artillerie.

 

 

 

Les photographies

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Pour les photos Manaki

Les photos Manaki - Les photographies sont la propriété de l’Archive nationale de la République de Macédoine, secteur à Bitola. Les photographies sont éditées par le Centre de la photographie de Macédoine.

Les photographies d’auteur sont la propriété de l’Association européenne pour la démocratie locale – ALDA. Photographe : Zoran Shekerov

 

 

Depuis son indépendance en 1991, le nom tel qu’inscrit dans la Constitution macédonienne est « République de Macédoine ». Néanmoins, et pour les besoins de reconnaissance par les organisations internationales et leurs États-membres, celle-ci a accepté d’utiliser l’appellation « ancienne République yougoslave de Macédoine » ou « ex République yougoslave de Macédoine ». C’est sous ce nom là que la République française a reconnu cet État. Sur le site internet présent, par commodité de langage, « l’Ancienne République yougoslave de Macédoine » est désignée sous le nom de « République de Macédoine » ou « Macédoine ». Cela ne préjuge en rien la position de la France ou de la Normandie.

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