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La prise de Bitola

Une partie des opérations des alliées, de la mi-septembre jusqu’à la mi-novembre 1916, contre les positions défensives bulgares en Macédoine était la prise de Bitola. L’avancement des alliées était lent et douloureux. Cependant, après la prise de Kaimkchalan, Florina et la traversée de la rivière Cerna, les troupes francaise et serbes ont finalement approché Bitola. L’après-midi de 18 septembre, dans le commandement bulgare à Bitola sont arrivées les nouvelles de la chute de leurs positions sur le cota 1212 qui dominait la région de Souvodol. Il était clair que le contrôle sur Bitola ne pouvait pas être maintenu et un ordre de retrait était donné.

D’autre part, les alliées situées au Sud ont commencé à entendre des explosions et à voir des incendies de la direction de Bitola. Tandis que l’armée bulgare détruisait les entrepôts et se préparait à se retenir, le commandement des alliées a ordonné la poursuite de l’adversaire. Les derniers soldats bulgares et allemands ont quitté la ville la nuit du 18 novembre au 19 novembre. Après plusieurs heures d'anarchie, le lendemain matin, vers 8 heures, la troupe équestre française est entrée à Bitola. Elle a été chaleureusement accueillie avec des applaudissements de la part d'une foule de citoyens qui n'étaient pas enclins aux autorités bulgares et ils croyaient (en vain) que c’est la fin de leurs souffrances. En effet, leur exposition de l’inflation, la famine, les épidémies et les bombardements s’est poursuivi. Le célèbre historien français Jérôme Carcopino a été parmi les premiers à entrer ce jour-là à Bitola.

Dans ses souvenirs, il a laissé des chroniques très intéressantes pour cet événement et pour la ville elle-même. Entre autres, il donne une esquisse du paysage urbain d'une ville abandonnée à la hâte. Les soldats des alliés épuisés ont eu l'occasion de se réjouir du premier grand succès et de la rentrée dans un environnement urbain. Pourtant, cette atmosphère n’a duré qu’un seul jour. Quant aux troupes bulgares, bien qu'elles aient quitté la ville, elles occupaient encore des positions dans ses environs, notamment Pelister, d’où elles pouvaient surveiller et mener des tirs d'artillerie. Leurs positions les plus contestées étaient à seulement 3-4 kilomètres de la ville, et leur aviation était aussi opérationnelle. Aux mois de novembre et de décembre, les troupes serbes et françaises ont effectué plusieurs petites opérations dans les alentours de Bitola, en particulier à Pelister, d’où ils pouvaient surveiller et mener des tirs d’artilleries. Ils ont essayé avec des offensives infanteries sur les collines environnantes, mais sans le soutien de l'artillerie lourde, ils n’ont pas donné de résultats. Bitola devait encore faire face à l’horreur de la guerre.


En tout cas, la prise de Bitola à cette époque avait un côté positif pour les alliées. Bitola, étant la deuxième ville en Macédoine, était liée à Thessalonique et avec le commandement général des alliées. En même temps, l’histoire de Bitola était importante pour le monde occidental afin d’attirer l’attention sur le rôle du Front d’orient. D’autre coté, la perte de Bitola et de la partie sud de la Pélagonie a rendu un effet négatif sur l’armée bulgare, du moins pendant un certain temps. Jusqu’à la fin de la guerre la ville a été bombardée quotidiennement. Une grande partie des bâtiments, des maisons et des bâtiments publics étaient détruits ou ruinés complétement. Environ 4200 civils ont perdu leurs vies. Après la guerre, Bitola, semblable à Verdun, a été nommée la ville de souffrance et décorée de la Croix de guerre de la République française.

 

 

 

Les photographies

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Pour les photos Manaki

Les photos Manaki - Les photographies sont la propriété de l’Archive nationale de la République de Macédoine, secteur à Bitola. Les photographies sont éditées par le Centre de la photographie de Macédoine.

Les photographies d’auteur sont la propriété de l’Association européenne pour la démocratie locale – ALDA. Photographe : Zoran Shekerov

 

 

Depuis son indépendance en 1991, le nom tel qu’inscrit dans la Constitution macédonienne est « République de Macédoine ». Néanmoins, et pour les besoins de reconnaissance par les organisations internationales et leurs États-membres, celle-ci a accepté d’utiliser l’appellation « ancienne République yougoslave de Macédoine » ou « ex République yougoslave de Macédoine ». C’est sous ce nom là que la République française a reconnu cet État. Sur le site internet présent, par commodité de langage, « l’Ancienne République yougoslave de Macédoine » est désignée sous le nom de « République de Macédoine » ou « Macédoine ». Cela ne préjuge en rien la position de la France ou de la Normandie.

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